Qui suis-je ?
- Christelle
- 27 avr. 2020
- 3 min de lecture

Cela fait un petit moment maintenant que je poste sur mon blog et je ne me suis pas encore présentée.
Je m'appelle Christelle et je viens d'avoir 50 ans. Je suis née en Charente, à Angoulême, mais habite depuis 10 ans un village de Lot et Garonne.
J'ai deux filles, Camille qui fait ses études à Montpellier et Manon qui va aller poursuivre les siennes à Toulouse en septembre.
On m'a diagnostiqué un diabète de type 2 il y a dix ans lors d'une visite à la médecine du travail. J'ai longtemps considéré cette maladie comme non sérieuse et il m'a fallu quelques séjours à l’hôpital pour en comprendre les conséquences. En effet, pendant quelques années, je ne prenais pas le traitement au sérieux, je faisais pas mal d'écarts alimentaires aussi. Mon taux de glycémie faisait donc le yoyo. Puis, j'ai commencé à écouter les signaux que m'envoyait mon corps, de plus en plus fréquents: la vue qui se trouble, la fatigue physique, l'irritabilité... C'est alors que j'ai pris conscience que le diabète n'était pas une maladie si invisible que çà. Il m'a fallu du temps et une prise de conscience pour que j'accepte que cette maladie fasse partie de moi.Comme il me faut boire quand j'ai soif, du repos quand je suis fatiguée, j'ai besoin de me soigner pour garder un équilibre glycémique vital.
Le traitement comprend 3 composantes indispensables: les médicaments, une alimentation saine et équilibrée (j'aime à dire raisonnable) et de l'activité physique (la sédentarité est l'ennemi de l'équilibre glycémique).
Le deuxième constat que j'ai pu faire, c'est que nous sommes seuls face à cette maladie dont les exigences et les conséquences sont peu connues par des personnes non concernées. C'est donc à nous seuls de nous prendre en main et surtout d'assumer notre maladie. Ma plus grande difficulté au début était d’accepter les invitations à dîner chez des amis lorsque l'apéritif durait des heures. Impossible pour la diabétique que je suis et j'ai donc du ne plus me rendre à ces repas interminables.
Puis vint une autre difficulté, cette fois-ci au travail: les repas de petits fours constituant le seul repas de midi ou encore les invitations au restaurant. Refusant désormais toutes ces propositions responsables d'un déséquilibre alimentaire difficile à rattraper, j'ai exprimé mon refus en expliquant les conséquences que pouvaient avoir ces "entorses" à mon pseudo régime. J'ai choisi de prendre le parti de ma santé et je l'assume très bien.
A la maison c'est beaucoup plus facile puisque je prépare le même repas pour tout le monde, libre à chacun d'ajouter sa petite touche personnelle. Il y a toujours à disposition de la charcuterie et des sucreries pour leur plaisir. Evidemment je ne manque pas de leur dire que même pour un non diabétique ces aliments ne sont pas à privilégier !! Je vous l'avoue je m'accorde parfois également une pâtisserie maison en dessert ou un peu de charcuterie mais cela reste maintenant assez rare.
Il est une autre difficulté à laquelle nous devons faire face: les mauvaises habitudes alimentaires encrées depuis l'enfance. Rassurez-vous elles disparaissent au fil du temps car nous les remplaçons par d'autres, plus saines. Les émotions peuvent aussi être responsables de nos envies. Qui n'a pas sauté une fois sur un paquet de gâteaux industriels lorsqu'il se sentait triste? Les émotions, lorsqu'elles ne sont pas contrôlées, nous poussent à agir de façon irraisonnée: les paroles que l'on regrette lorsque l'on est en colère, la boulimie si l'on est triste...
J'ai créé ce blog pour partager mes expériences, mes infos, mes recettes, mes astuces...pour vous aider à vous sentir moins seuls face au diabète et vous montrer comment mieux le gérer. Il y aura des échecs c'est sûr mais ces derniers sont indispensables pour avancer. C'est une maladie dont on ne guérit pas, il faut donc apprendre à vivre avec et le mieux possible. Pour ma part, j'y arrive de mieux en mieux: j'ai un travail qui me plaît, une vie sociale bien remplie avec des amis qui ont compris ma maladie et une famille qui me soutient. Mais rien de cela n'aurait été possible si je n'avais pas expliqué et assumé mon diabète.
Enfin, je me réserve des temps pour moi, indispensables: du temps pour méditer, du temps pour faire de l'exercice, du temps pour rédiger des articles ou créer des recettes pour mon blog... Et tout çà sans culpabiliser !
Voilà, vous connaissez maintenant une partie de mon histoire et j'espère que mon blog vous permettra de mieux vivre avec votre diabète.
Christelle
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